«Je ne me sens en mission pour la ligue 1 professionnelle»
Sidoine Oussou, 17 ans, avant-centre de l'As As Pac, a été retenu par Michel Dussuyer pour être de l'expédition de Khartoum. Le meilleur buteur du club portuaire, dans un entretien qu'il nous a accordé livre ses impressions de bleu dans le groupe et explique ses objectifs en sélection.
Pour recueillis Sosthène SEFLIMI
Est-ce que vous vous attendiez à être retenu pour le match contre le Soudan?
Je crois que non. Mais avec mes performances, en ce début du championnat professionnel je me demandais bien ce qui pourrait jouer contre moi et m'empêcher d'aller au Soudan. J'en étais à ce stade de la réflexion quand j'ai appris que le coach Dussuyer m'a retenu. C'est assez inattendu donc. Pour moi c'est comme un cadeau d'anniversaire.
Est-ce que le fait que soyez retenu pour un match sans enjeu ne terni pas la valeur de l'acte posé par le sélectionneur national?
Au football, tout match est important. Celui que nous allons livrer contre le Soudan est peut être perçu par le public, comme une rencontre sans enjeu. Mais pour le staff technique et pour les joueurs, le déplacement de Khartoum participe d'un ensemble de six matches prévus dans le cadre des éliminatoires Can-Mondial 2010. Au-delà de la qualification de la sélection, je suppose que toute la sélection comptait sur ces matches pour progresser. Le match contre le Soudan, il faut donc sérieusement le préparer et sérieusement l'aborder. Tout le monde en a conscience au sein du groupe. Pour ce qui est de mon cas particulier, il s'agit de ma première sélection donc, même si d'aventure ce match était sans enjeu, pour moi, il l'est énormément important.
Quelles ont été tes premières sensations au contact du groupe
Au fait, j'avais été sollicité par le sélectionneur pour m'entraîner avec le groupe donc j'ai déjà eu quelques contacts avec les anciens. Mais je dois avouer que j'étais timide. Cette fois-ci, puisque j'ai été officiellement appelé, les choses ont un peu changé. Je me sens plus confiant. Il faut dire que le fait que le championnat ait démarré et les quelques matches que j'y ai discuté mon permis d'être ragaillardi. L'ambiance est très bonne. Tout le monde discute avec tout le monde.
Quels sont les objectifs que tu t'es fixés pour cette première sélection ?
Je crois que si le coach m'a fait appel, c'est qu'il croit en moi. Donc, s'il me donne ma chance, je lui prouverai qu'il ne s'est pas trompé. Et, puis, puisque je suis le seul joueur du championnat local à faire partir actuellement du groupe, Je me sens investi d'une lourde responsabilité, celle de bien me comporter pour montrer que dans notre championnat national, il y a du talent. Je me sens donc en mission pour la ligue 1 professionnelle.
Tu penses déjà à la Can ?
Seules mes prestations le diront
Tu fais chambre avec qui ?
Je suis seul. J'imagine que c'est parce que le groupe n'est pas au complet.
Est-ce que en voyant le groupe tu te dis que tu peux t'y faire une place?
Oui mais quand on vient nouvellement, on fait profil bas aux séances d'entraînement. Mais je suis encouragé par des anciens comme Ahouéya.
Quelles sont tes relations avec Razack Omotoyossi
On ne se connaissait vraiment pas. On eu à échanger quelques mots lors de mon passage officieux à la sélection. Je veux lorsque j'avais été appelé comme certains joueurs locaux à compléter l'effectif en attendant l'arrivée des internationaux évoluant à l'étranger. Razack m'avait demandé de quel club je venais. Je le lui avais dit et je lui avais indiqué également que j'avais évolué du côté de la Jeunesse Sportive de Pobè, son ancien club. Il en était agréablement surpris. Maintenant, il faut dire qu'il est tout à fait le contraire de l'impression qu'on a de lui quand on le voit au loin. Je veux dire qu'il est très synaptique avec tout le monde. Il est très ouvert.
Est-ce que tu te sens en concurrence avec lui?
Honnêtement non et pour deux raisons. La première, c'est qu'il est un ancien, un des piliers de la sélection. Le principal attaquant et il a prouvé sa qualité en marquant beaucoup de buts importants. La deuxième, c'est que non seulement moi, je viens d'arriver dans le groupe mais Razack et moi, nous n'avons pas un même style de jeu. Plutôt que de nous voir en concurrents, je nous trouve complémentaires. Dans un système à deux attaquants, je me vois bien roder autour de lui pour lui permettre de scorer. J'aime décrocher et je suis rapide alors que lui, c'est un attaquant de pointe. Je crois que ce serait une erreur de nous opposer.